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L’ELECTROPIKAL

A l’occasion de la venue de BOB Sinclar en Martinique et en Guadeloupe, Zikla vous propose un petit sur les pionniers de la musique électro caribéenne : l’électropikal

 Jusqu’aux années 2000, il est rare d’entendre de la musique électronique aux Antilles. Certes, les radios diffusent les tubes techno à la mode, mais mis à part ces 2 ou 3 rares morceaux que l’on retrouve sur toutes les radios du monde, la House de l’époque avec Black Box, Dr Alban, Haddaway s’écoute peu ou prou.

La culture Electro est bien loin de sensibiliser la population ici. Pour exemple, cette mauvaise carte jouée par une nouvelle radio jeune venue s’installer aux Antilles fin des années 90 et qui prit le pari fou de diffuser des mixes de Dance tous les soirs sur son antenne, à l’instar de sa maison mère métropolitaine…très rapidement,  au vu de son audimat quasi nul, elle décida de se tropicaliser.

Ainsi, pour écouter de la musique électronique aux Antilles, il fallait aller dans les soirées, très fermées des métropolitains avec de rares DJs spécialisés tels que Ganesh, ou encore dans ce club mythique de toute une génération de jeunes branchés, l’Hippo à Fort-de-France,mais rien de bien organisé.

Pourtant dans les années 2000, les jeunes antillais étudiants à l’étranger sensibilisés aux cultures d’ailleurs et rentrés
au pays décident de reproduire ce qu’ils entendent ailleurs et des organisations apparaissent.

Le collectif Electro West-Indieset SoUsLeGroUnD sont de ceux là. Organisant tous deux des évènements, l’un pour le public purement électro (jusqu’à organiser le premier festival électronique de la Caraïbe, l’ElectroZIon) ; l’autre plus métissé
au niveau de sa clientèle et plus tourné vers les musiques électroniquesethniques (Jungle, Drum’nBass, 2 step, AfroBeat…)

Dans le même temps, le Karaoké Café devient un club où les amateurs du genre peuvent retrouver de nombreuses séquences dédiées au genre, avant l’ouverture du Coconuts, discothèque ouvertement ouverte à ces musiques,
qui a programmé les meilleurs DJs tels que Laurent Wolf ou David Vendetta.

Aujourd’hui, c’est acquis, l’Electro est partie prenante du paysage musical des soirées martiniquaises.
Les tubes mondiaux tournant sans arrêt dans les radios ou soirées locales.

Reste aujourd’hui la question de la production. Le précurseur Jeff Baillard et son concept X’trem Jam mélangeant Electro
et Bèlè n’a pas été suivi, quoi qu’ayant ouvert une porte très intéressante artistiquement.

Le jeune collectif MadaHouse remixant des classiques antillais en House cherche à se faire une place, …mais cela reste encore trop peu, alors que  la production mondiale ne cesse de croître, faisant même se convertir des chanteurs convaincus de Hip-Hop ouR’nB.